« Faites que jamais ne revienne le temps du sang et de la haine » Barbara-(Göttingen)

Coquelicot de la Somme

Fin du 19ème et début du 20ème, l’Europe occidentale connait une croissance démographique et économique et conforte ses positions sur tout le globe au travers de ses colonies. Elle se projette dans de grands espoirs  de développement et de rayonnement mondial, en témoignent en particulier les différentes expositions universelles, notamment celles de 1889 et de 1900 à Paris.

Parallèlement, les identités nationales se renforcent dans ces pays européens et les tensions internationales, depuis la guerre de 1870, sont nombreuses ; les ruptures diplomatiques se multiplient.

Cette situation concourt au déclenchement des hostilités pendant l’été 1914.

Cette guerre devenue mondiale a été décidée par les pouvoirs en place et nos soldats ont  été mobilisés « pour défendre leur nation » ; ils étaient ouvriers, paysans, salariés, étudiants, …ils sont tous devenus soldats !

Encore aujourd’hui, on peut se poser cette question : Fallait-il cette guerre ?

Nos grands-pères respectifs ont été appelés, et à 17 ans, ils sont partis vers des fronts opposés ; le grand-père de Sylvie dans le nord-est de la France et le grand-père de Jean-Louis en Pologne et en Russie. « Petit, lors de mes séjours à la ferme, il m’apprenait à compter en russe.. »

L’idée d’une Europe stable s’est imposée après les différents conflits et les pensées des intellectuels, philosophes, humanistes ont conduit à la volonté d’une Europe unie. Cette volonté est vive et se construit jour après jour (en 2012, l’Union européenne a reçu le prix Nobel de la Paix pour avoir fait avancer la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme)

Cent ans après, le Tour que nous sommes en train de réaliser nous permet de témoigner d’une Europe qui poursuit sa construction, même si c’est encore de façon inégale (différences de niveau de vie, d’équipements, d’infrastructures, d’accès à l’éducation, à la prévention, aux soins et à la culture… )

Nous rencontrons au quotidien des inégalités sociales (actuellement, nous traversons l’Europe de l’est où les inégalités restent visibles)

Néanmoins, nous pouvons témoigner qu’une majorité des personnes rencontrées lors de ce voyage manifeste d’une volonté de communication et d’échanges et sont bienveillants à notre égard.

 

Pour nous, ces sept mois ne se définissent pas seulement comme des vacances ou comme un parcours sportif ; à notre niveau, l’idée est d’essayer de soutenir et de participer à la création d’une Europe des Peuples et une Europe sociale ; en effet, si l’Histoire et les hommes politiques ont ouvert les frontières, par ce Tour, nous vivons la rencontre au quotidien !

Ce que nous vivons actuellement témoigne de l’importance à développer les points de rencontre et d’expression : les moyens de communication comme les langues, le respect des spécificités de chaque pays et de chaque personne, les créativités des uns et des autres, les différents réseaux de liens et de solidarités; de prendre le risque et d’oser aller à la rencontre de l’autre, en toute simplicité !

La construction d’une Europe plurielle est à poursuivre et c’est l’affaire de nous tous !

Sylvie et Jean-Louis, www.tour-europe-velo.eu, 2014

A  cette occasion, nous vous informons :

Un spectacle théâtral « ROUGE HORIZON » donnera au public d’entrer dans le quotidien de ces populations les 14, 15, 16 et 17 août à Mutzig. (réservations à l’Office du Tourisme  – 03 88 38 11 61).

 

Le déclenchement des hostilités était d’autant plus gravement ressentie chez nous en Alsace convoitée par les deux principaux belligérants et qui avait des fils appelés à combattre des deux côtés des frontières. Au pays c’était la résignation, l’attente, l’espoir. Le mot « PAIX » n’était en rien lié à un quelconque souhait de victoire ou crainte de défaite…

Rouge Horizon

One Response

  1. Merci à vous Sylvie et Jean-Louis pour ce rappel historique et pour la pub pour le spectacle écrit et mis en scène par Rémy.
    A J-6 du spectacle, il est très occupé…
    Pour ceux d’ici et d’ailleurs qui souhaitent assister à ce spectacle qui se veut un message de paix avec une histoire se déroulant lors de cette première guerre mondiale, je rappelle qu’il s’agit d’un spectacle trilingue, écrit de telle façon qu’il soit compréhensible par des francophones ou germanophones.
    La problématique alsacienne est au cœur de ce spectacle avec une histoire qui s’est construite entre 2 cultures, entre 2 pays : le sort de ses habitants étant tour à tour scellé par l’une ou l’autre des nations…..

    Belles aventures à tous les deux dans ces pays de l’Est si accueillants.

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